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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 06:51
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 07:05
"L'élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s'inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c'est celle du bétail." L'auteur de ces phrases n'est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l'économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant «Beyond Beef», un essai sur l'impact dévastateur de l'industrie de l'élevage. Surpopulation ?

Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet littéralement sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants ! Et c'est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes. Et devrait encore doubler sur les vingt années à venir.
De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies. La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude. Car 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja. A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 850 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable». On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de grains par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an. Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites. Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46. Et encore, on ne compte pas les besoins en eau : pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d'eau.


Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste. Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960. «Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l'humanité» et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.

Des périls verts à quatre pattes
Le plus insensé ? C'est que toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde. Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé. Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de «biens nourris» : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...
Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique. Selon un rapport publié en 2006 par la FAO, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports ! Avec leurs flatulences chargées de méthane, leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs, sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes. L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins. Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles. Mon royaume pour une entrecôte."


Doan Bui
Le Nouvel Observateur
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:08
On se demande souvent où vont les subventions européennes.

Voici le palmarès

Le ministère offre des informations très détaillées, mais se garde bien de dresser un palmarès. Eco89 l'a fait. Voici les dix premiers bénéficiaires de la PAC :

  • Doux (producteur de volaille, avec les marques Doux et Père Dodu) : 62,82 millions d'euros
  • Saint-Louis Sucre SNC (marques de sucre Saint-Louis, Tutti Free et Carte Blanche) : 38,6 millions (une autre branche du groupe, Saint-Louis SA, a touché de son côté 13 millions)
  • Comité régional pour la reconversion qualitative différée du vignoble (un organisme viticole de l'Hérault) : 38 millions
  • Tereos (union de coopératives sucrières, avec notamment la marque Béghin-Say) : 26,27 millions
  • Sucrières de La Réunion : 25,65 millions
  • Fédération des banques alimentaires : 22,57 millions
  • Tilly-Sabco (volaille) : 20,52 millions
  • Eurosugar (sucre) : 19,3 millions
  • France Luzerne (fourrage pour animaux) : 18,2 millions
  • Sucres et Denrées (négociant de sucre) : 16,92 millions

source : rue89.fr
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 06:53
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 07:13
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 06:16


Source : lemonde.fr

L'Allemagne a annoncé, mardi 14 avril, qu'elle suspendait la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto, rejoignant ainsi cinq autres pays européens, contre l'avis de la Commission européenne.

La ministre de l'agriculture, Ilse Aigner, a justifié cette décision par la possibilité que cette semence OGM, fabriquée par le géant agro-industriel américain Monsanto, puisse présenter des dangers pour l'environnement. "Ce n'est pas une décision politique. Elle a été prise dans l'intérêt de l'environnement (...) nous avons mené une étude rigoureuse pour peser le pour et le contre", a-t-elle argumenté au cours d'une conférence de presse.

La ministre a notamment expliqué cette décision par "de nouveaux éléments scientifiques", en l'occurrence "deux nouvelles études" qui avaient amené le Luxembourg à prendre une décision comparable fin mars. Ces études mettaient en évidence des incidences de la culture du MON810 sur des organismes "non cibles", qui n'avaient pas été étudiés jusque-là, a ajouté le responsable des technologies génétiques au ministère de l'agriculture, Wolfgang Köhler, citant en exemple les papillons et les coccinelles.

En 2008, 4 000 hectares de maïs transgénique ont été cultivés en Allemagne, et pour 2009 des cultures sur 3 700 hectares avaient été autorisées, soit environ 0,2 % de la surface de maïs cultivée dans le pays. Le MON810 est le seul OGM cultivé dans l'UE. Il y a été homologué en 1998, pour dix ans. Le renouvellement de cette autorisation est en cours d'évaluation.

Seule une décision de la Commission, soutenue par une majorité qualifiée d'Etats de l'UE, pourrait mettre fin à la décision allemande. Or les ministres de l'environnement ont mis leur veto début mars à une proposition de la Commission visant à contraindre l'Autriche et la Hongrie à revenir sur des interdictions semblables. Ce vote était une très bonne nouvelle pour la France et la Grèce : elles peuvent maintenant espérer que leurs interdictions de cultiver ce maïs, qui doivent être soumises prochainement au vote des pays de l'UE, seront maintenues.

Pour en savoir plus:

- Le Spiegel Online rappelle que cette décision est également très politique. Le CSU, l'allié bavarois du CDU, était en effet fermement opposé au MON810, contrairement à son grand frère conservateur. A quelques mois des élections européennes et législatives en Allemagne, les arguments des Bavarois en faveur d'une interdiction soutenue par la majorité des Allemands semblent donc l'avoir emporté.

- Pour le Tageszeitung, cette interdiction est une nouvelle défaite pour la Commission européenne, qui milite pour la levée de toutes les interdictions de MON810 au sein de l'UE.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 06:59
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 11:02



Ces chiffres proviennent de l’organe de surveillance des aliments (Foodwatch) dans son «Rapport sur l’effet de serre dans l’agriculture conventionnelle (conv) et biologique (bio) en Allemagne» et publié par l’Institut de recherche pour une économie écologique (IOeW) et Foodwatch Allemagne.
Base des données: consommation moyenne des aliments en Allemagne en 2002 d’après Eurostat. Le calcul se fonde sur une automobile BMW 118d, qui produit 119g de CO2 par km.
L’étude complète est disponible via l’internet sur le site www.foodwatch.de (en allemand)

source http://www.vegetarisme.ch/km.php

voir aussi :

Ecolo ou mangeur de viande ? Il faut choisir

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 06:17

Quand les glaces antarctiques se disloquent


Une bande de glace retenant une vaste plaque de glace au bord de la péninsule Antarctique s'est rompue, samedi 4 avril, ce qui augure probablement d'un effondrement plus important, lié au réchauffement du climat de la planète.

"La façon dont la glace s'est brisée est stupéfiante. Voici deux jours encore, elle était intacte", explique le glaciologue David Vaughan, du British Antarctic Survey, au vu d'une photo de la plaque glaciaire Wilkins. "Cela faisait longtemps que nous attendions de voir ça". La photo satellite, transmise par l'Agence spatiale européenne (ESA), montre qu'un pont de glace de 40 km de long, qui maintenait en place la plaque Wilkins, s'est brisé à son point le plus étroit, là où il ne mesurait que 500 mètres de large.


Cet effondrement laisse à la place du pont de glace une foule d'icebergs à la dérive. La perte de ce pont de glace, qui faisait près de 100 km de large en 1950 et était en place depuis des siècles, pourrait permettre aux courants marins d'éroder un peu plus la plaque Wilkins. "A mon avis, nous allons perdre davantage de glace, mais il en restera au sud", estime le glaciologue. Naguère, la plate-forme glaciaire de Wilkins couvrait 16 000 km², mais elle a perdu un tiers de sa superficie.

25 000 KM² DE PLAQUES DE GLACE PERDUES

Les températures de la péninsule Antarctique, qui serpente en direction de l'Amérique du Sud, ont monté d'environ trois degrés Celsius en cinquante ans, soit le rythme le plus rapidement de réchauffement dans l'hémisphère austral. Neuf autres plaques glaciaires ont diminué ou se sont désintégrées autour de la péninsule antarctique au cours des cinquante dernières années, parfois très rapidement comme ce fut le cas avec la plaque Larsen A en 1995 puis avec Larsen B en 2002.

Au total, 25 000 km² de plaques de glace ont été perdues, et l'évolution des contours de l'Antarctique est un des signes les plus spectaculaires du réchauffement climatique en cours. Si la totalité des glaces de l'Antarctique fondait, le niveau moyen des mers du globe monterait de 57 mètres. Sans aller jusque là, la fonte ne serait-ce que d'une petite partie de cette glace menacerait les Etats insulaires du Pacifique et de grandes métropoles côtières.

 


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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 06:57
Climat : il est temps de cesser de parler de « changement » pour décrire une catastrophe, par George Monbiot
13 mars 2009

Il est des circonstances où les euphémismes ne manifestent plus la nécessaire prudence et la suspension du jugement que requièrent l’examen des faits et l’exercice de la raison, mais sont tout simplement l’indice d’un aveuglement, voire d’un refoulement, tant nos catégories paraissent inaptes à décrire le réel. Continuer à utiliser le terme très neutre de « changement climatique » pour nommer ce qui s’annonce chaque jour un peu plus, au fil des nouvelles communications scientifiques, comme la plus grande catastrophe à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire face, ne relèverait plus de la prudence, mais bien de l’inconscience. Tel est en tout cas le sentiment de George Monbiot, qui a assisté à la Conférence de Copenhague, durant laquelle les climatologues ont fait état des dernières avancées de leurs travaux. Les recherches les plus récentes remettent largement en cause les estimations - et donc les recommandations - contenues dans le dernier rapport du GIEC qui, contraint par la lourdeur de ses processus de validation, faisait état d’une science déjà obsolète au moment même de sa publication. Que disent ces derniers résultats ? Monbiot résume la situation d’une formule lapidaire : « Plus nous en savons, pire c’est. »

Par George Monbiot, The Guardian, 12 mars 2009

Plus nous en savons, pire c’est.

Les résultats scientifiques communiqués par les climatologues durant la conférence qui s’est tenue cette semaine à Copenhague montrent que nous avons sous-estimé les impacts du réchauffement de la planète sur trois points importants :

• La hausse du niveau des mers au cours de ce siècle pourrait être deux ou trois fois plus importante que prévue, en partie parce que les estimations du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) ne tiennent pas compte de la fonte des glaciers du Groenland. Une telle élévation aurait de graves conséquences pour les villes côtières, les terres agricoles et les réserves d’eau douce.

• Une élévation de température de deux degrés dans l’Arctique (qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste de la planète) pourrait déclencher une activité bactérienne massive dans le sol de cette région du monde. Avec la fonte du pergélisol, les bactéries peuvent dégrader les matières organiques qui ont été emprisonnées dans les glaces et produire des milliards de tonnes de dioxyde de carbone et de méthane. Cela pourrait enclencher l’une des plus puissantes boucles de rétroaction positives au monde, où le réchauffement produirait encore plus de réchauffement.

• Une élévation de quatre degrés la température pourrait provoquer une quasi disparition des forêts tropicales humides de l’Amazonie, ce qui aurait des conséquences effroyables pour la biodiversité et les conditions météorologiques de cette région, avec pour résultat de nouvelles émissions massives de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Les arbres sont essentiellement des « bâtons de carbone » humides. Lorsqu’ils pourrissent ou brûlent, ils produisent de l’oxyde de carbone. C’est là une autre de ces rétroactions climatiques qui semblent avoir été sous-estimées dans le dernier rapport du GIEC.

Outre la réaction de panique presque animale qui m’a saisi à la lecture de ces rapports, deux faits m’ont sauté aux yeux.

Le premier, c’est que les gouvernements s’appuient sur les évaluations du GIEC qui sont obsolètes depuis des années avant même leur publication, et ce en raison de la prudence extrême des processus de validation et des règles de consensus mis en oeuvre par le GIEC. De ce fait, ses rapports revêtent une grande importance scientifique, mais cela signifie aussi que lorsque les politiques les utilisent comme guides pour déterminer quelles réductions des gaz à effet de serre sont nécessaires, ils sont toujours en retard par rapport aux évènements. C’est sûrement là un arguments fort en faveur de la publication chaque année par le GIEC de rapports intermédiaires, offrant un résumé des avancées de la science et de leurs implications pour les politiques mises en oeuvre au niveau mondial.

Le second, c’est que nous devons cesser de parler de changement climatique. L’utilisation de ce terme pour décrire des événements tels que ceux-là, avec leurs conséquences dévastatrices sur la sécurité alimentaire mondiale, l’approvisionnement en eau et les sociétés humaines, reviendrait à qualifier une invasion étrangère de « visite inattendue », ou un bombardement de « livraison non demandée ». Réchauffement climatique est un terme ridiculement neutre lorsqu’il s’agit de décrire la plus grande catastrophe potentielle à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire.

Je pense que nous devrions l’appeler « effondrement climatique » . Quelqu’un a-t-il une meilleure idée ?


source contreinfo.info

the Guardian (en anglais)


voir aussi :

Abattre un hectare de forêt amazonienne ou manger un steak par jour


Ecolo ou mangeur de viande ? Il faut choisir


Comment l'appétit pour la viande pèse sur le climat


Le monde : Manger moins de viande pour lutter contre le réchauffement climatique

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