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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 07:32

Agissons pour l'environnement avant que de tels problèmes nous prenne de court et que nous ne puissions réagir !

Un article sur lemonde.fr

Uri Shani, un universitaire qui préside aux destinées de la Water Authority (Mekorot), a lancé, en juillet, un véritable cri d'alarme : "Israël connaît la pire crise de l'eau de son existence." "Nous allons à la catastrophe", a-t-il averti, en précisant qu'un peu partout les signaux d'alerte s'étaient allumés.

Le lac de Tibériade, qui fournit un tiers de la consommation nationale, a atteint sa ligne rouge (213 mètres au-dessous du niveau de la mer). A l'automne, il pourrait atteindre la ligne noire au-dessous de laquelle ce grand réservoir serait en péril en raison des risques de salinisation et d'apparition d'algues toxiques. Uri Shani a fait un état des lieux de tous les bassins aquifères. Leur niveau n'a jamais été aussi bas. Le bassin de la côte a déjà atteint la ligne noire, ce qui signifie qu'il y a déjà eu des infiltrations d'eau de mer et que "des dégâts peut-être irréversibles ont été causés", a-t-il souligné.

Uri Shani a déjà prévenu que les prochaines années risquaient d'être pires. Une série de mesures ont été et vont être prises. L'arrosage public pourrait être interdit dès l'an prochain. "Israël deviendra jaune et il faudra apprendre à nager dans des piscines vides", a prévenu Uri Shani. Les quantités d'eau utilisées par l'agriculture seront réduites d'un tiers. Une campagne nationale a été lancée pour inciter la population à économiser l'eau. Son prix va augmenter. Depuis quatre ans, il pleut de moins en moins. Pour l'année 2008, le déficit prévu sera de 350 millions de mètres cubes. Et la consommation domestique augmente de 4 % par an.

Le manque de pluie frappe aussi durement la Cisjordanie. Un tiers en moins au cours du dernier hiver. "2008 a été déclarée année de sécheresse. La situation au sud et à l'est d'Hébron, à Bethléem, à Jénine est préoccupante", dit Ayman Rabie, responsable de l'organisation non gouvernementale (ONG) Palestinian Hydrology Group. L'approvisionnement venant d'Israël a été réduit de 20 à 30 %, affirme l'Office de coordination pour les affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Il y a désormais des coupures d'eau. Des camions-citernes pallient les manques, mais l'eau est quatre fois plus chère.

B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, lance un cri d'alarme, indiquant que 20 % de la population de Cisjordanie n'est pas connectée au réseau et que les réserves de l'hiver sont épuisées. "J'ai demandé 8 millions de mètres cubes supplémentaires à Mekorot. Ils m'ont été refusés", s'inquiète Shaddad Al-Attili, responsable de la Palestinian Water Authority (PWA). Le déficit se situera cette année aux alentours de 69 millions de mètres cubes.

A Gaza, "c'est catastrophique", raconte M. Al-Attili, qui explique que la nappe phréatique est à un niveau critique, qu'elle est totalement polluée par l'eau de la mer et par les rejets des eaux usées qui ne sont pas traitées. "Seuls ceux qui ont les moyens peuvent s'acheter un appareil pour purifier l'eau. On va au-devant d'une catastrophe sanitaire", s'alarme Ayman Rabie.

L'eau est un enjeu majeur des négociations entre Palestiniens et Israéliens pour la création d'un Etat palestinien. Le processus d'Oslo avait laissé cette question capitale de côté. Les Israéliens consomment 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens et contrôlent complètement les ressources en eau de la Cisjordanie.

Shaddad Al-Attili avoue son impuissance. "Il n'est pas possible de creuser un puits sans l'autorisation d'Israël et les accords ne sont donnés que pour le bassin oriental, le plus profond, et quelquefois pour celui du nord, le moins fourni. Pour la nappe occidentale, la plus importante, c'est impossible. Or notre population a doublé depuis que l'Autorité palestinienne a été créée et notre allocation en eau est toujours la même. Nous mourrons de soif alors que les Israéliens pensent seulement à réduire leur consommation." Les Palestiniens veulent que leur eau leur soit rendue. "Israël alloue seulement 20 % de l'eau puisée en Cisjordanie et empêche la PWA de développer des ressources additionnelles", s'insurge B'Tselem.

Ayman Rabie raconte : "Il faut des permis pour creuser des puits à une profondeur requise, entreprendre des réhabilitations du réseau, construire un réservoir, commander des pompes ou des tuyaux. Et ces derniers ne doivent pas être d'une largeur supérieure à 8 inches (20 centimètres) pour que l'on n'ait pas trop d'eau." Ayman Rabie explique aussi que les colons font ce qu'ils veulent, qu'ils ont de l'eau 24 heures sur 24 et qu'il suffit de se promener en Cisjordanie pour voir le contraste entre les colonies vertes et les villages palestiniens arides.

Non seulement l'eau est rare, mais celle qui est utilisée souille les paysages et le sous-sol, car Israël ne donne pas d'autorisation pour la construction de centres de retraitement. 90 % des effluents sont rejetés non traités.

Shaddad Al-Attili enrage car, depuis plusieurs années, il ne peut utiliser l'argent alloué par la communauté internationale pour construire les unités de traitement des eaux. L'Agence française de développement a, par exemple, engagé 50 millions d'euros pour des projets qui restent gelés faute d'un accord israélien. "En fait, dit Ayman Rabie, nous aurions le feu vert si les colonies étaient autorisées à se connecter sur le réseau de retraitement des eaux, ce qui reviendrait à légaliser leur existence."

A l'avenir, Israël va devoir non seulement répartir l'eau plus équitablement mais aussi trouver des ressources supplémentaires pour éviter une pénurie croissante. En 2001, une commission de la Knesset avait déjà dressé un constat alarmant et demandé que des mesures soient prises, notamment pour la construction d'usines de dessalement de l'eau.

L'objectif était d'atteindre la production de 400 millions de mètres cubes en 2006. Aujourd'hui, 130 millions de mètres cubes proviennent de trois usines. Trois autres vont permettre d'augmenter la capacité à 500 millions de mètres cubes, en 2012, et 750 millions, en 2020. Il est aussi prévu de favoriser le retraitement des eaux usées qui alimentent en bonne partie l'agriculture.

Mohsé Perlmutter, de la société de protection de la nature, pense que "le plan d'urgence vient trop tard" et annonce des lendemains difficiles pour Israël. Surtout si les Palestiniens exigent le contrôle de leurs ressources en eau.

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 07:05







source ; lemonde.fr

Les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique, a déclaré l'Indien Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), cité dimanche 7 septembre par le journal britannique l'Observer.

"Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation," conseille ce végétarien. Le changement de nourriture serait un pas important dans le combat contre le changement climatique car l'élevage de bétail contribue à produire l'effet de serre. "Ce que je veux souligner, c'est qu'on doit faire des réductions de notre consommation dans chaque secteur de l'économie", a-t-il ajouté.

LA VIANDE PLUS NOCIVE QUE L'AUTOMOBILE

Rajendra Pachauri a obtenu avec l'ancien vice-président américain Al Gore le Prix Nobel de la Paix en 2007 et se consacre depuis des décennies à la préservation de l'environnement. Il avait déjà tenu de tels propos dans un entretien accordé en juillet au Monde.

Selon des estimations de la FAO - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture -, l'élevage représente à lui seul près d'un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit une contribution au réchauffement climatique plus élevée que celle des transports. Or la consommation de viande devrait, selon les dernières projections, doubler d'ici  2050.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 06:41
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 06:35

L'hébergeur 1&1 se met au vert. Les hébergeurs sont des sociétés qui permettent l'hébergement payant de sites webs professionnels. Voici leur message :



Nous préservons l’environnement en réduisant nos émissions de CO2 de 30 000 tonnes par an.

  • Depuis le 1er décembre 2007, nous nous approvisionnons en électricité provenant exclusivement de ressources renouvelables, telles que de l’énergie éolienne, hydraulique ou solaire.
  • Nos centres de calcul ainsi que les locaux de 1&1 sur le site de Karlsruhe en Allemagne – où travaillent environ 1300 personnes –, sont alimentés en énergie renouvelable.
  • Dans nos centres de calcul, nous utilisons du matériel informatique et des logiciels qui nous permettent de limiter notre consommation d’énergie.
  • Nos clients européens ont désormais la garantie de participer à la protection de l’environnement en optant pour un service 1&1.

Nous gérons l’énergie efficacement

Nos centres de calcul sont alimentés par de l’énergie renouvelable fournie par la société Stadtwerke Karlsruhe, dans le cadre du Renewable Energy Certificate System (RECS).
« L’objectif n’est pas seulement d’utiliser de l’énergie propre, mais aussi de consommer moins d’énergie », précise Achim Weiss, membre du directoire de 1&1. « C’est la raison pour laquelle nous utilisons depuis quelques années des blocs d’alimentation très efficaces avec moins de 20 % de déperdition thermique, et renonçons à certains composants accessoires pour nos serveurs.
De plus, à partir d’une température extérieure de 10°C, nous rafraîchissons notre centre de calcul à l’aide de refroidisseurs qui utilisent des compresseurs peu consommateurs d’énergie.
Le choix des logiciels peut aussi contribuer à économiser de l’énergie. En effet, 1&1 a développé son propre système d’exploitation basé sur une distribution Linux afin que les ressources des serveurs soient gérées plus efficacement.

Les centres de calcul de 1&1 basés aux Etats-Unis seront également alimentés en énergie verte dès l’année prochaine.

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 06:23
Si vous n'avez pas encore des toilettes à double chasse d'eau permettant d'économiser l'usage de l'eau et que vous ne souhaitez pas changer vos toilettes, vous pouvez tout simplement changer le mécanisme.


Exemple : sur le site de la Camif, l
e mécanisme WC économiseur d'eau WIRQUIN - La double touche vous permet d'économiser de 30 000 à 40 000 litres d'eau par an.

voir aussi :

1 hamburger = 1 mois de douches


Faire des économies d'eau et en optimiser le potentiel énergétique


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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 07:17

A Paris, l'entreprise de taxis G7 a annoncé aujourd'hui le lancement de ses premiers taxis écolos :
une première flotte de 32 taxis dont 28 véhicules hybrides, 2 électriques et 2 biodiesel. Son but : intégrer
1 000 véhicules verts d'ici 2012, ce qui représente 20% du total des taxis G7.


Pour réussir à atteindre son objectif de baisse de 25% de ses émissions de gaz à effet de serre en cinq ans, l'entreprise envisage de hâter le renouvellement de son parc auto. L'économie escompté est de 10% des émissions de CO2. Elle précise aussi
que la formation de chauffeurs locataires de ses taxis à l'éco-conduite participerait à diminuer de 4% les émissions. La sortie d'une flotte verte permettra de baisser de 11% les émissions : hybrides : -5% ; électriques : - 2%; biodiesel : - 4%. Nicolas Rousselet, le PDG du Groupe G7 Entreprises, a aussi invité les constructeurs automobiles à élargir leurs offres de véhicules propres : "Nous sommes d'ailleurs prêts à nous impliquer dans la production d'un véhicule taxi non polluant."

S.N.G.T. (Société Nouvelle Groupement Taxis), plus connue sous la marque commerciale TAXIS G7, est leader sur le marché du Radio Taxi européen. TAXIS G7 est un central de Radio Taxi qui emploie 300 personnes, dont 200 télé-opérateurs qui répondent chaque jour aux appels, 24h sur 24h, pour traiter les demandes de taxis sur Paris et la région parisienne.
4 500 chauffeurs indépendants (artisans ou locataires) y sont affiliés et travaillent pour leur propre compte. 10 millions de courses sont gérées par an et l'entreprise dispose d'environ 5 000 voitures au total dont 1 000 lui appartiennent, les autres étant des "taxis affiliés" à l'enseigne.

(Source info : TAXIS G7, AFP)

 

Voir ecologie.caradisiac.com

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 07:14
Source : lemonde.fr link


A écouter ce fervent croisé de l'écologie, le développement sur une grande échelle des organismes génétiquement modifiés (OGM) risque de déclencher la pire "catastrophe" environnementale jamais survenue dans le monde. "Dépendre de groupes gigantesques pour la production alimentaire plutôt que de petits fermiers ne peut déboucher que sur un désastre total", affirme le fils aîné d'Elizabeth II dans une interview publiée le 13 août. Le prince de Galles a choisi d'exprimer ses opinions au vitriol dans le Daily Telegraph, grand quotidien conservateur très lu dans les milieux économiques, en particulier agricoles. "Il ne s'agit pas de revenir en arrière mais de reconnaître que nous sommes du côté de la nature, pas contre elle", a-t-il expliqué.

Le monde politique a immédiatement réagi aux attaques du - probable - futur roi d'Angleterre. Faisant allusion au mouvement ouvrier du début du XIXe siècle qui détruisit les machines, accusées de provoquer le chômage, le député travailliste Des Turner, a traité l'intéressé de "luddite". Un autre parlementaire, Ian Gibson, ex-professeur de biologie, demande au prince de s'en tenir à son rôle royal plutôt que de faire de "fausses allégations".

ARBRES TRANSGÉNIQUES

Par ailleurs, ses détracteurs accusent le prince, à la tête d'un empire agroalimentaire bio, d'être juge et partie. Lancée en 1992, la marque Duchy Originals connaît un succès énorme dans les bonnes épiceries fines des grandes capitales. Tous les bénéfices de la vente de ces produits haut de gamme bio sont reversés à la fondation du prince de Galles, laquelle regroupe plusieurs oeuvres caritatives qu'il parraine.

La sortie de cet adepte de la monarchie militante est intervenue alors que la polémique sur les OGM fait à nouveau rage en Grande-Bretagne. Pour la première fois depuis 1999, des scientifiques ont demandé à la commission forestière l'autorisation de planter des arbres génétiquement modifiés dans le cadre d'une étude internationale sur les biocarburants. A écouter l'équipe de l'université de Southampton, l'application de la technologie au centre de cette investigation pourra aider à combattre les maladies des arbres et améliorer la qualité des bois. Estimant qu'il ne faut pas se détourner des OGM, le gouvernement Brown serait favorable à cette initiative.

"Ces arbres transgéniques peuvent polliniser des espèces sauvages, causant un grave préjudice à la biodiversité", insiste, en revanche, Claire Oxborrow, de l'organisation écologique Friends of the Earth (Les Amis de la Terre). Son Altesse Royale n'aurait pas dit mieux...


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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 07:25
Les besoins en eau sont gigantesques
C'est surtout dans les pays en voie de développement que les pénuries d'eau menacent. L'eau potable y est rare. Alors que sur les 100 dernières années la consommation d'eau a été multipliée par sept, l'eau douce disponible a diminué de 40% depuis 1970 ! Sur les six milliards d'êtres humains, un milliard n'a pas accès à l'eau potable. Chaque année, quatre millions de personnes meurent pour avoir ingéré de l'eau contaminée, impropre à la consommation. Et le réchauffement va exacerber ce problème.
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 07:13
le taxi solaire en tournée mondiale
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:08

Source lemonde.fr




Daniel Nahon est professeur de géochimie à l'université Paul-Cézanne d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Grand connaisseur des fragilités de la Terre, il tire la sonnette d'alarme. "Les sols n'en peuvent plus. Nous sommes au bord de l'abîme et, si cela continue, il y aura des famines", s'emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides à hautes doses, d'urbanisation forcenée, d'érosion, de déforestation et d'irrigation mal contrôlée, près d'un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont déjà dégradées. Et leur proportion par habitant se réduit comme peau de chagrin, quand il faudrait doubler la production agricole, d'ici à 2050, pour nourrir 9 milliards de Terriens.

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TERRES CULTIVABLES
Sur 13,5 milliards d'hectares de terres émergées, 22 % (soit 3 milliards) peuvent être cultivés, dont la moitié environ sont exploités (chiffres de la FAO). Au cours des dernières décennies, 50 millions d'hectares sont devenus impropres à toute culture par salinisation.

ÉROSION
Dans les pays tempérés, l'érosion varie en moyenne, selon le terrain, de 0,5 à 20 tonnes de terre par hectare et par an. Ce taux peut monter jusqu'à 200 t/ha/an dans les régions tropicales à fortes précipitations.

À LIRE
L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle, de Daniel Nahon, éd. Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros.

"Il règne à ce sujet un véritable illettrisme, une méconnaissance de la structure et du fonctionnement des sols, tant chez les politiques que dans les médias, et même chez de nombreux scientifiques, poursuit le géochimiste. Alors qu'il faudrait fournir un véritable effort de guerre pour affronter le défi à venir !" Lassé de l'indifférence quasi générale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publié L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle (Odile Jacob). Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis à l'homme de passer du stade de chasseur-cueilleur à l'agriculture, a mis des milliers d'années pour se constituer.

Il a fallu pour cela que la roche mère se décompose, puis qu'elle soit fertilisée par le lent travail des plantes et des bactéries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait être considéré comme un bien mondial à protéger. D'autant plus précieux qu'en l'état actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.

Pays riches, pays pauvres, pays émergents : la détérioration des sols touche toutes les régions du globe. Certaines parties de la Chine et de l'Inde connaissent d'importants problèmes d'érosion et de pollution. Au Brésil, les sols gagnés sur la forêt amazonienne s'appauvrissent. Christian Valentin, directeur d'une unité de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), précise que cette dégradation touche plus particulièrement deux régions : les sols sableux du Sahel, très peu fertiles et sensibles à l'érosion éolienne, et les sols de montagne des pays d'Asie du Sud-Est. Dans les deux cas, l'extension des aires cultivées s'est faite aux dépens des jachères, des forêts ou des zones de parcours, éléments protecteurs des sols.

Enrayer ce déclin ? Ici ou là, quelques initiatives vont dans ce sens. Au Burkina Faso, par exemple, une poignée de paysans remettent au goût du jour les techniques agricoles traditionnelles (Le Monde du 18 juin). Mais il en faudrait beaucoup plus pour que les sols se stabilisent. D'autant que, dans ce domaine, l'Europe occidentale, et notamment la France, a aussi du souci à se faire.

Rien que dans l'Hexagone, "l'urbanisation - routes et villes - provoque à elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an", explique Dominique Arrouays, directeur de l'unité Infosol à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) d'Orléans (Loiret). "Cela représente en dix ans l'équivalent d'un département français !", dit-il. A cela s'ajoute l'érosion, que va inévitablement amplifier la montée en puissance des phénomènes météorologiques extrêmes. Une seule pluie très forte, si elle survient sur une zone en pente, suffit en effet à faire disparaître 50 tonnes de terre... Avec, à terme, un réel danger de désertification.

Face à ce danger croissant, une prise de conscience se fait jour. Mais elle reste bien timide. En novembre 2007, le Parlement européen a adopté une proposition de directive sur la protection des sols, dont la portée a toutefois été amoindrie par une série d'amendements. Les choses sont un peu plus avancées en France, où a été créé, en 2001, le groupement d'intérêt scientifique Sol. Destiné à surveiller la qualité des terres, il a pour but de réaliser un inventaire des sols tous les dix ans pour observer leur évolution, à l'aide d'un maillage systématique du territoire français : 2 000 sites sont déjà en place, et 200 de plus sont prévus d'ici à la fin de l'année. En parallèle sera réalisée une cartographie de la qualité des sols qui devrait être terminée en 2012.

Mais les chercheurs voient déjà plus loin et imaginent d'autres fonctions pour les terres arables. "Jusqu'à présent, celles-ci servaient uniquement de support pour les cultures. Demain, elles devront fournir des services supplémentaires en relation avec la sauvegarde de l'environnement", affirme Guy Richard, directeur de l'unité science du sol à l'INRA d'Orléans. On leur demandera peut-être de lutter contre le réchauffement climatique en piégeant le carbone, de mieux filtrer l'eau, de recycler les déchets urbains ; ou encore de participer au maintien de la biodiversité. Autant de fonctions nouvelles qui pourraient contribuer à un cercle vertueux, puisqu'elles assureraient du même coup la pérennité des sols qui s'y consacreraient.

Pour piéger le carbone, il faudra éviter les labours profonds qui fragmentent le sol, accélèrent la décomposition des matières organiques et libèrent du gaz carbonique. Cela nécessitera de réduire le travail de la terre, qui sera réalisé sur une profondeur plus faible : on se contentera par exemple de semis directs, qui ne nécessitent qu'un grattage en surface pour introduire la graine. "Plutôt que le laisser tout nu entre deux récoltes, on cherchera également à maintenir une couverture permanente du sol", ajoute Guy Richard. Ce qui lui permettra de lutter contre certaines maladies et contre la pollution - à l'instar de ce que l'on observe avec les plantations de moutarde qui, organisées entre les périodes de culture du blé et du maïs, permettent de piéger les nitrates provenant de la décomposition végétale après récolte.

Apprendra-t-on également, dans un avenir proche, à orienter l'activité microbienne des sols afin d'améliorer la filtration de l'eau ? A analyser les terres pour repérer les plus propices au recyclage des déchets ? Dans tous ces domaines, les recherches doivent encore être poursuivies. Mais il est aussi des solutions plus classiques pour préserver les sols. Diminuer les pesticides, laisser sur place les débris végétaux, étudier le paysage pour limiter l'érosion en fonction du relief... Des solutions qui ne demandent pas d'efforts gigantesques, mais simplement un peu plus d'égards vis-à-vis de ce manteau d'arlequin qui nous fait vivre. Même si, pensent les plus alarmistes, les meilleures mesures de protection ne suffiront pas à nourrir l'humanité d'ici à 2050.

Pour relever ce défi, "plusieurs sauts technologiques majeurs seront nécessaires", estime Daniel Nahon. Et l'on ne pourra éviter, selon lui, l'utilisation des plantes transgéniques. Les seules à permettre les cultures sur les sols arides et salés, malheureusement de plus en plus nombreux.



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